Parce qu’il n’y a pas que les calories qui comptent (haha, facile), petit focus sur le sommeil.
C’est une partie souvent négligée et parfois même oubliée lorsque l’on recherche les causes d’une prise ou d’une non-perte de poids, malgré de multiples efforts dans l’assiette. Mais où est le piège ? Eh bien le sommeil est un important pilier de la gestion du poids, voici quelques exemples dans le post du jour.
Fatigue = moins d’envie de bouger

Quand on manque de sommeil, la fatigue physique peut aussi se faire ressentir. On a donc moins de motivation, moins d’envie de pratiquer une activité physique (qui nous aiderait au contraire à rétablir un cycle circadien correct). On se dépense donc moins, ce qui augmente donc le risque de prise de poids.
Au contraire, le fait de pratiquer une activité physique améliorerait l'endormissement (ce qui techniquement permettrait un meilleur sommeil, donc meilleure récupération et être plus enclin à pratiquer, c'est un cercle vertueux).
Donner de l’énergie alors que le corps a besoin de sommeil
Lorsque le corps n’a pas reçu suffisamment de repos, les envies de grignoter sont souvent plus présentes (coucou la dérégulation hormonale). Le problème est que bien souvent, on confond le

besoin d’énergie avec le besoin de sommeil. Du coup, à choisir entre taper sa meilleure sieste à 14h au travail ou piocher dans le paquet de bonbons ou le cake marbré que Monique a ramené pour son anniversaire... bien souvent le choix est vite fait.
On apporte donc de l’énergie (pas forcément nécessaire pour le coup) et notre dette de sommeil ne se rembourse toujours pas.
Pour couronner le tout, on a tendance à chercher (inconsciemment) des aliments dont l’énergie est directement disponible, ou des aliments réconfortants, et c’est rarement la poêlée de pomme de terre/ brocolis !
Autre piège : carburer au café ou au thé toute la journée, je ne fais pas un dessin sur le résultat au moment d'aller au lit.
Rythme régulier de sommeil
Quel est le point comment entre les personnes qui travaillent par poste, les adeptes de grasse mat’ le WE, ou les fêtards qui enchainent les nuits blanches ? Les horaires de sommeil sont irréguliers.
Le rythme circadien est perturbé ( normalement actif le jour / endormi la nuit), ce qui peut provoquer des difficultés à l’endormissement ou des réveils nocturnes.
Avoir un rythme régulier de sommeil (si possible, of course), se lever et se coucher à la même heure (à environ 1h30 près) entretient donc ce rythme circadien, et facilite l’endormissement et la récupération.
L’impact hormonal du manque de sommeil

Côté hormonal, le manque de sommeil perturbe la production des hormones qui régulent la faim et la satiété (entre autres).
On produit plus de ghréline et moins de leptine, traduction : on a davantage faim et on est moins vite rassasié, on a plus de chances d'augmenter son volume alimentaire consommé ou le nombre de repas.
Comment mieux dormir ?
Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici quelques pistes qui pourraient vous aider :
Avant le coucher, on évite : le café et thé, les écrans bleus, l'alcool, les repas lourds et protéines animales, les situations sources de stress...
On privilégie : un rythme de sommeil le plus régulier possible (même le WE !), la pratique de l'activité physique sur la journée, le calme avant de se coucher, la relaxation/ méditation, manger suffisamment au diner (mais pas trop), les exercices de respiration pour se calmer...
Finalement, dormir, ça s'apprend. Enfin ça se ré-apprend, et ça prend du temps. Ce n'est pas en buvant sa première tisane à la camomille que l'on va dormir comme un bébé dès le premier essai. Il faut persévérer et ne pas hésiter à consulter si vous êtes concerné par cette problématique et qu'elle est trop importante dans votre quotidien !
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